Pour le lancement d’EDEN nous avons abordé le sujet qui est sur toutes les lèvres : ChatGPT.
D’abord un rappel de l’histoire de l’intelligence artificielle : c’est un terme qui désigne la réunion qui a eu lieu à Dartmouth (USA) à l’été 1956, de spécialistes de logique, de psychologie et de mathématiques. Leur ambition : créer des machines capables d’accomplir des tâches cognitives, et donc de passer avec succès le test de Turing (en anglais : Imitation Game) popularisé par le mathématicien anglais.
Cette discipline a principalement donné naissance à deux courants de recherche : l’IA symbolique, pour transcrire en règles d’inférence les savoirs experts, et l’IA connexionniste, qui imite les cellules neuronales et leurs connexions. L’approche symbolique a conduit aux systèmes experts, largement utilisés dans les contrôles de processus industriels complexes. L’approche connexionniste, qui permet l’apprentissage par renforcement s’est envolée dans les années 2010 sous le triple effet conjugué de l’augmentation des données d’entraînement, de la puissance de calcul et de la sophistication des algorithmes de réglage des paramètres (la rétropropagation de gradient popularisée par le français Yann Le Cun).
ChatGPT est le dernier avatar de cette lignée connexionniste. Bluffant au premier abord, ce robot conversationnel élabore des réponses détaillées, globales et souvent pertinentes aux questions les plus diverses.
Passé la bonne surprise initiale, on relève peu à peu ses limites, qu’il est bon de connaître :
- sa base d’entraînement date de mi-2021 pour la version gratuite
- les réponses données sont parfois fausses, quel que soit le champ de connaissances exploré. Dans cas il est nécessaire d’être déjà compétent pour le repérer… et le corriger.
- les éléments de réponse sont agrégés dans un français très correct et lisible, ce qui élimine – en apparence – le besoin d’apprendre soi-même à formuler, problématiser, argumenter, déduire et conclure.

