A l’heure où des IA remettent en question la notion de création d’une image, nous explorerons les moyens techniques pour modifier l’apparence d’une image, son ambiance, sa tonalité.
Attention c’est un atelier 100% pratique avec codage en Python, mais promis il est ouvert à toutes et tous car vous verrez que le traitement d’image repose sur des manipulations très simples des pixels.
Pour aller plus loin (et si vous avez un compte Atrium), vous pouvez écrire le code Python qui sérigraphie une image :
Les activités de projet débuteront en janvier 2024.
Qu’est-ce qu’un projet?
Un projet est la réalisation d’une idée en vue d’un objectif précis, selon des étapes à définir.
D’abord les 5W
Un projet commence par l’élaboration d’un document qui indique :
WHAT : de quoi s’agit-il ?
for WHOM : pour qui ? qui seront les utilisateurs de votre projet ?
WHY : pourquoi avoir choisi ce projet ?
WHEN : quelles étapes vous prévoyez
HOW : comment comptez-vous vous y prendre ?
Un projet validé…
Pour être validé, votre projet doit satisfaire les critères suivants :
votre envie de le réaliser !
le résultat et votre contribution doivent être bien visibles
être éco-responsable : son impact sur l’environnement doit être minimal, et dans le meilleur des cas négatif, et si possible calculé.
mettre en œuvre au moins 2 notions du programme NSI* de 1ère et Terminale
doit être réalisé en 6 semaines avec les moyens du lycée et / ou ordi maison.
…en développement…
Nous y consacrerons une des deux séances NSI hebdomadaires.
Vous serez plus efficace si vous avancez sur les tâches techniques en dehors de la classe, et réservez le temps en classe aux échanges, au déblocage des difficultés, à l’opportunité d’un regard extérieur, à l’explication d’une notion particulière.
… et réussi!
L’évaluation du projet portera sur les éléments suivants :
rappel du projet : les 5W
démo de votre réalisation
explication du chemin parcouru
détail des outils utilisés
détail de votre contribution (en particulier s’il s’agit de la modification d’un code existant)
énoncé du reste à faire / suites / améliorations possibles
conclure par ce que vous avez appris au cours du projet en termes de compétences, de travail en équipe, de savoir-être.
* les thèmes NSI sont :
Python, algorithmes classiques et avancés, traitement de données en tables ou par base de données, langages du web HTML/CSS/JavaScript, langages serveur comme PHP/phpMyAdmni/SQL, graphes/arbres, architecture des machines, POO ou programmation classique ou programmation fonctionnelle.
Elle instaure une majorité numérique fixée à 15 ans, contraint les plate-formes de réseaux sociaux à proposer un moyen de contrôle du temps passé, et à réagir à une demande urgente en moins de 8 heures.
La version courte : le CMI est un renforcement du cursus scientifique universitaire Licence/Master dans les domaines de l’ingénierie : études de cas, formation au management, stages, renforcement de l’anglais sont au programme, avec à la clé la reconnaissance nationale d’une formation de niveau ingénieur (mais sans le diplôme officiel).
Deux professeurs d’informatique du Lycée Thiers à Marseille ont présenté la filière ‘NSI’ de leur prépa scientifique (CPGE = Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles d’ingénieur) en video-conférence le 6 décembre 2023.
En résumé : la spé NSI est très cotée et fait jeu égal avec les filières mathématiques ou physique de classes prépa pour entrer dans une école d’ingénieurs.
Cet article précise les modalités de recrutement en prépa, le contenu et les débouchés des 36 prépa “MP2I/MPI” (maths-physique-informatique) accessibles à la rentrée 2023.
Solène Mirliaz et Florent Nicaise sont professeurs d’informatique en prépa MP2I+MPI au Lycée Thiers de Marseille.
Cette filière a ouvert en 2021 dans certains lycées et atteint déjà 36 lycées à la rentrée 2023. Elle offre un parcours de prépa scientifique à forte composante informatique qui permet d’accéder à des écoles d’ingénieurs prestigieuses, qui ont donc ouvert des accès séparés (comme pour les filières maths et physique-chimie) pour ces formations.
Appelée MP2I en 1ère année post-Bac puis MPI pour la 2ème année, cette filière de prépa couvre un large champ de compétences informatiques, et constitue un débouché privilégié pour les élèves ayant choisi la spécialité NSI. Un bonus valorise celles et ceux qui ont conservé NSI en Terminale.
La 1ère année MP2I se caractérise ainsi :
proche de MP avec l’informatique en plus
pratique du langage OCaml (qui inclut la programmation dite fonctionnelle; c’est aussi le langage appris en MP), du langage C, étude de la calculabilité
qqs élèves MP2I continuent en MP, tous les autres en MPI.
La 2ème année MPI au lycée Thiers : environ 40 élèves équitablement répartis entre MPI et MPI*. MPI* désigne un enseignement plus approfondi pour préparer aux écoles du concours Centrale, Mines, Polytechnique et ENS. Les cours sont communs et les TD/TP sont séparés
Concours écoles d’ingénieurs :
il y a désormais des places réservées pour la filière MPI
on observe que le taux de réussite est meilleur pour la filière MPI que MP sur la majeure partie des concours (nettement sur Telecom Paris ou Centrale, def façon moins marquée sur les Mines et l’X)
il y a une épreuve pratique de programmation dans tous les concours (par exemple de 3h pour Centrale, 4h X/ENS, CCIMP 30’/30’)
Cette filière MPI est avantageuse :
elle commence à concurrencer les écoles privées d’info pour lesquelles les frais de scolarité peuvent être importants. En effet, au terme des 2 années de prépa MP2I/MPI, les élèves auront largement pratiqué la programmation avec 2 langages différents (OCamL et C)
les notions abordées couvrent de nombreux domaines de l’informatique
ratios d’entrées favorable en EI
elle est appelée à se développer (et va notamment remplacer l’option informatique des MP)
Mais il faut savoir que :
elle est déséquilibrée en genre : par exemple 2 filles / 42 en MPI à Thiers ! (alors que le profil réel des élèves n’est pas du tout geek)
la POO (Programmation Orientée Objet) n’ est pas au programme donc pas enseignée.
Comment sont examinés les dossiers dans Parcoursup pour y entrer ?
les spécialités Mats/Physique/NSI puis Maths/NSI sont les plus valorisés
la pratique du Python est valorisée notamment en Terminale
mais si pas NSI du tout, alors c’est non pour MP2I !
le choix de Maths expertes en Terminale est un plus
ne pas négliger Français/Philo/Anglais ! c’est un atout indéniable pour les concours d’entrée aux grandes écoles
ceux qui n’ont pas fait NSI ont plus de mal que ceux qui n’ont pas fait Physique
le classement en classe est plus pertinent que les notes absolues.
A vos claviers !
Voir aussi ce post pour une vue d’ensemble des filières CPGE.
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La course est au centre de la vie d’Alan Turing, le mathématicien génial qui a permis de casser des codes secrets pendant 2ème Guerre Mondiale, imaginé un test ultime pour les IA et conçu les plans d’une machine à calcul universelle.
La confidentialité est au coeur de la cybersécurité.
Avant de l’étudier en détail, replaçons-la dans le contexte général de la sécurité sur Internet.
On distingue 2 catégories de sécurité :
la protection contre les attaques
la confidentialité des données.
La protection consiste à empêcher les attaques qui peuvent de plusieurs types :
le vol de données
la destruction de données
la perte d’accès à des données ou des applications ou des sites.
La confidentialité consiste à empêcher un tiers de lire les données ou les messages dans leur forme originale. Par exemple le protocle https crypte les données sur le réseau Internet; elles peuvent être interceptées, mais l’algorithme de chiffrage les rend incompréhensibles donc inutilisables.
Dans cet atelier nous nous sommes intéressés au fonctionnement du réseau Internet pour identifier quand et à quel niveau la sécurité peut être assurée.
Puis nous avons détaillé un exemple célèbre de déchiffrement réussi (qui a donc réussi à briser la confidentialité) : la “casse“, par Alan Turing et son équipe, des codes Enigma utilisés pendant la 2ème guerre mondiale.
Nous avons abordé la fiabilité des sources d’information sur Internet.
Après avoir cité des cas d’école de sources biaisées (comme la revente des données personnelles d’utilisateurs Facebook en 2016 à l’équipe américaine du parti conservateur américain pour l’élection présidentielle), nous avons cherché à identifier des sources fiables d’information.
D’abord, 3 critères pour évaluer la fiabilité d’une information :
l’auteur : qui l’a écrite ?
la source : qui l’a publiée / retransmise / postée ? ce peut être un journal, un site, un ami, un contact…
l’enjeu : quel intérêt l’auteur et / ou la source peut avoir à publier cette information ? il peut s’agir d’un intérêt financier, d’une volonté de pouvoir, d’influence, de se mettre en valeur, etc. ou tout simplement de mettre en avant un produit, ou de s’attirer du trafic pour placer des publicités.
Wikipedia est un bon contre-exemple d’intox : sa fiabilité a été longuement étudiée et a conduit à la conclusion que son taux d’erreur est parmi les plus faibles parmi les sources d’information en ligne. Pour y voir plus clair, examinons les 3 critères précédents :
l’auteur : n’importe qui peut être auteur sur Wikipedia, on ne demande aucun diplôme ou compétence particulière.
la source : le texte d’un article et publié sur le site de wikipedia.org et est relu par tous les internautes qui le souhaitent, pour satisfaire les exigences de qualité de contenu : citer les sources utilisées, argumenter les affirmations, viser une neutralité des propos, etc.
l’enjeu : il n’y a pas d’enjeu financier puisque les auteurs ne sont pas rémunérés. La source (c’est-à-dire la plateforme Wikipedia) n’est pas rémunérée non plus au-delà d’une équipe très réduite. Il n’y a pas non plus d’enjeu de pouvoir ni d’influence, ou en tout cas s’ils existent, ils s’annulent successivement en fonction des auteurs successifs. Sans argent à la clé ni buzz ni profil d’influenceur, il faut chercher l’enjeu ailleurs : il réside principalement dans la volonté des auteurs de publier et rendre accessible un savoir établi, argumenté et sourcé. Contrairement à l’intuition un peu rapide que l’accès à tous rendrait le site moins fiable, c’est précisément le contraire qui se produit.
Soyons clair : il ne s’agit pas d’identifier des sources d’informations “parfaites” : elles n’existent pas. Mais en se posant la triple question auteur / source / enjeu, on peut déjà se faire une bonne idée du biais éventuel de l’information en question.
Nous avons ensuite identifié et commenté des sites et revues très utiles :
theguardian.com
Courrier International
Alternatives Economiques
Le Monde Diplomatique
Le Canard Enchaîné
Pour cela nous avons identifié pour chacune, leur modèle économique et donc l’enjeu éventuel lié à la publication d’un article dans ces revues.
Enfin nous avons mentionné des équipes de journalistes spécialement créées pour évaluer la fiabilité d’informations qui font le buzz du moment. Ainsi le site des Décodeurs du Monde ou Checknews de Libération.
Pour le lancement d’EDEN nous avons abordé le sujet qui est sur toutes les lèvres : ChatGPT.
D’abord un rappel de l’histoire de l’intelligence artificielle : c’est un terme qui désigne la réunion qui a eu lieu à Dartmouth (USA) à l’été 1956, de spécialistes de logique, de psychologie et de mathématiques. Leur ambition : créer des machines capables d’accomplir des tâches cognitives, et donc de passer avec succès le test de Turing (en anglais : Imitation Game) popularisé par le mathématicien anglais.
Cette discipline a principalement donné naissance à deux courants de recherche : l’IA symbolique, pour transcrire en règles d’inférence les savoirs experts, et l’IA connexionniste, qui imite les cellules neuronales et leurs connexions. L’approche symbolique a conduit aux systèmes experts, largement utilisés dans les contrôles de processus industriels complexes. L’approche connexionniste, qui permet l’apprentissage par renforcement s’est envolée dans les années 2010 sous le triple effet conjugué de l’augmentation des données d’entraînement, de la puissance de calcul et de la sophistication des algorithmes de réglage des paramètres (la rétropropagation de gradient popularisée par le français Yann Le Cun).
ChatGPT est le dernier avatar de cette lignée connexionniste. Bluffant au premier abord, ce robot conversationnel élabore des réponses détaillées, globales et souvent pertinentes aux questions les plus diverses.
Passé la bonne surprise initiale, on relève peu à peu ses limites, qu’il est bon de connaître :
sa base d’entraînement date de mi-2021 pour la version gratuite
les réponses données sont parfois fausses, quel que soit le champ de connaissances exploré. Dans cas il est nécessaire d’être déjà compétent pour le repérer… et le corriger.
les éléments de réponse sont agrégés dans un français très correct et lisible, ce qui élimine – en apparence – le besoin d’apprendre soi-même à formuler, problématiser, argumenter, déduire et conclure.
Pour cette rentrée 2023, le Lycée met en place EDEN, un Espace Découvertes et Expériences Numériques qui permet aux curieuses et aux curieux de s’initier à des technologies très répandues, comme le codage de sites web ou la programmation, ou plus mystérieuses, comme l’intelligence artificielle et ChatGPT.
L’atelier s’adresse en priorité aux élèves de Seconde, mais les Premières et Terminales sont les bienvenues !
C’est aussi une façon de découvrir la spécialité NSI et de répondre à toutes vos questions sur son contenu et les débouchés offerts.
Lieu de partage de bonnes pratiques, cet espace permet de tirer le meilleur des réseaux sociaux tout en connaissant leurs limites.
L’atelier est animé par M. Thierry JURAIN, professeur de SNT et de la spécialité NSI.
La première session aura lieu mercredi prochain le 11 octobre de 14h à 15h30 en salle S103. Venez nombreux !
Pour ceux qui le souhaitent je vous propose de nous retrouver à 13h30 devant la vie scolaire autour d’un panier repas que vous aurez apporté.
L’usage du “langage naturel” est connu pour être un atout de ChatGPT.
Mais qu’en est-il si on demande à des experts du langage naturel – des linguistes – d’en juger ?
Une expérience menée dans les états américains de Floride et du Tennessee conclut… qu’on ne peut rien en conclure : des linguistes confrontés à des extraits d’articles académiques ne parviennent pas à distinguer un article écrit par une IA d’un article rédigé par un chercheur humain.
Le livre Ralentir ou périr de Timothée Parrique démontre la perversité (et l’inanité) de la quête éperdue de croissance (étant définie comme une augmentation du PIB). Mais surtout il décrit et illustre d’autres façons de développer nos sociétés, dans une approche dite de décroissance soutenable (ce que Pierre Rahbi appelle la sobriété heureuse).