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  • Palette de couleurs

    Palette de couleurs

    I was trying to remember the name of that insanely great color palette that had been carefully designed to make long, color-coded text easy to read… ah yes, Solarized!… when I realised that a revised version named Selenized had slowly made its way to recognition.

  • EDEN2#1 : un Internet inclusif

    EDEN2#1 : un Internet inclusif

    Mercredi 2 octobre nous reprenons les ateliers mensuels EDEN2.

    EDEN c’est l’Espace des Découvertes et Explorations Numériques du Lycée Jean d’Ormesson. Nous y abordons des thèmes liés au monde numérique.

  • Moteur 3D

    Moteur 3D

    On utilise si volontiers un modeleur 3D comme Blender ou SketchUp qu’on oublie comment il fonctionne !

    Au commencement il y des pixels, qu’il faut placer puis éclairer.

    La suite ici…

  • Alternatives à ChatGPT

    Alternatives à ChatGPT

    Une carte publiée dans le Hors-Série de la revue La Recherche sur l’IA, avril-juin 2024.

  • Le CNRS

    Le CNRS

    Article du Hors-Série de Science & Avenir du 14 décembre 2023

    « Nous avons vocation à appliquer la recherche que nous produisons »

    Antoine Petit, PDG du CNRS

    Distinguer science fondamentale et appliquée est une erreur, affirme le patron du CNRS.

    Pour répondre aux défis des décennies à venir, il faut miser sur l’interdisciplinarité entre toutes les sciences, y compris humaines, et sur une coopération accrue avec les industriels.

    Dans ce numéro, nous faisons un point sur les derniers progrès de la science. Quelles seraient selon vous les plus grandes découvertes de la décennie ?

    Les grandes découvertes « ponctuelles », au fond, sont rares… Les ciseaux moléculaires Crispr-Cas9 sont l’exception. Certes, nous avons assisté à des événements spectaculaires : la première photo d’un trou noir, la confirmation de l’existence des ondes gravitationnelles… mais je ne suis pas sûr que ce soit les plus importants. Le poids formidable pris par le deep learning, l’approche One Health sont à mon sens des faits majeurs. Mais ce n’est pas, pour prendre ce dernier exemple, parce que quelqu’un, un beau matin, s’est dit : « Tiens, au fait, il y a un lien entre la santé humaine et celle des animaux et des écosystèmes. »

    Vous croyez plus à la recherche collaborative qu’aux génies solitaires ?

    La recherche est un curieux mélange de coopération et de compétition. Il ne faut pas nier cette double dimension, même si la souligner m’a plusieurs fois valu des remontrances. Le chercheur a envie d’être le premier – avec d’autres, peu importe, mais le premier. Et d’avoir les moyens d’y parvenir. Et un bon chercheur souhaitera toujours collaborer avec les meilleurs. Cela m’évoque un proverbe africain : tout seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin.

    C’est une ode à la pluridisciplinarité…

    On a besoin de disciplines fortes, il ne faut pas l’oublier. Mais il est vrai que les réponses aux grands enjeux sociétaux ou aux questions posées par le secteur industriel ne se posent jamais en termes disciplinaires. Il est indispensable de faire travailler ensemble des gens de disciplines différentes. Par exemple, un sujet crucial comme le traitement de volumes gigantesques de data nécessite des chercheurs et chercheuses compétents en gestion des données, mais aussi dans le champ disciplinaire dont ces données sont issues. Si vous fournissez des données astronomiques – ou biologiques, etc. – à un data scientist, il ne saura pas quoi en faire, à part les traiter de façon théorique. L’enjeu est de trouver le bon équilibre avec les spécialistes du domaine qui, seuls, ne peuvent exploiter au mieux ces données. Autre exemple, celui de la santé. C’est de la biologie, de la chimie, de l’imagerie, des données, des modèles mathématiques, des sciences humaines et sociales… Le fait de réunir toutes ces compétences au sein du CNRS est un vrai plus pour la production de connaissances et l’intérêt général.

    La recherche est un mélange de coopération et de compétition. Un bon chercheur souhaitera toujours collaborer avec les meilleurs

    Justement, comment fait-on travailler ensemble les scientifiques ?

    C’est une difficulté ! Le CNRS que je dirige emploie 28 000 scientifiques répartis en dix instituts. Parmi ces derniers, certains sont très disciplinaires – les maths, la chimie… – d’autres moins : l’écologie et l’environnement, Terre et Univers… Et il existe de multiples sciences humaines et sociales. Notre rôle est, précisément, d’inviter les instituts à travailler entre eux. Et cela marche plutôt bien. Non pas en faisant de la théorie, en disant par exemple : « il faut absolument que les chimistes travaillent avec les data scientists ». Mais en posant la question : comment trouver de nouvelles molécules ? Si vous expliquez à des data scientists que cela peut nécessiter des techniques d’intelligence artificielle, cela les passionne. Autant que les chimistes, qui vont inventer ainsi de nouveaux paradigmes.

    Quels sont aujourd’hui les enjeux majeurs pour le CNRS ?

    Incontestablement l’attractivité. Au CNRS, nous sommes très contents d’accueillir un grand nombre de scientifiques internationaux, environ un tiers de nos nouveaux personnels de recherche permanents. À ce sujet, on ne peut pas prôner la mobilité quand cela nous arrange, et se plaindre quand des Français partent à l’étranger. Les gens font un, deux, parfois plus, postdoctorats à l’étranger et se rendent compte des conditions qu’on leur offre. Ils comparent…

    Comment faire, donc, pour rester un grand pays scientifique ? Avec cette difficulté qui est que les décisions que nous prenons – ou non – aujourd’hui auront un impact dans cinq ou dix ans… En mathématiques, par exemple, le nombre de postes de professeurs d’université offerts au recrutement a été divisé par deux en dix ans. La probabilité qu’on ait autant de médailles Fields dans dix ou quinze ans est ainsi loin d’être garantie.

    C’est un problème de crédits ?

    Il y a un indicateur auquel je me réfère régulièrement : la DIRD, la dépense intérieure de recherche et développement. Nous sommes à 2,2 % du PIB… comme en 1995. Dans le même temps, les Allemands sont passés de 2,1 % à plus de 3 %, la Chine de 0,6 à 2,4. Et je ne parle même pas d’Israël, de Taïwan ou de la Corée du Sud, qui sont à plus de 4 %. Je ne dis pas cela pour demander que l’État abonde seul les crédits : on en est grosso modo à 0,78 % de public et 1,43 % de privé. Même si l’on passait à 1 % côté public, on serait très loin de ces pays. C’est une question qu’on devrait se poser collectivement : comment fait-on pour augmenter l’investissement en R&D en France ?

    Les hommes et femmes politiques ont-ils compris l’enjeu ?

    La période est contrastée. Il y a un intérêt très fort, une meilleure compréhension de l’importance de la recherche fondamentale. Quand on explique aux politiques ou aux citoyens que la recherche sur l’ARN messager, qui a permis de proposer rapidement des vaccins efficaces, remonte à François Jacob et Jacques Monod, au début des années 1960, ils comprennent que notre quotidien est impacté par des travaux de recherche fondamentale entrepris il y a plusieurs décennies. Et le discours a changé. On entend désormais que la réindustrialisation de la France doit s’appuyer sur la science. Cela va-t-il se traduire en actes ? Il faut vraiment l’espérer, mais c’est une autre histoire.

    Que proposez-vous ?

    Selon moi, il faut discuter avec les acteurs privés pour les inciter à investir, et comprendre pourquoi ils ne le font pas plus. On ne peut pas les forcer s’ils n’en ont pas l’intérêt. Et puis, côté public, penser qu’on va faire aussi bien que les autres pays en investissant beaucoup moins n’est pas complètement satisfaisant. C’est un leurre.

    Vous parliez des acteurs privés. Mais le CNRS n’est-il pas spécialisé dans la recherche fondamentale ?

    Il n’y a pas plusieurs types de recherche. Au CNRS, nous avons vocation à appliquer la recherche que nous produisons. Par exemple, sur le climat, nous faisons de la recherche pour comprendre, et aussi pour proposer des solutions. Par ailleurs, il y a eu une vraie inflexion au cours des dix ou vingt dernières années : il n’est plus pertinent d’opposer « travailler avec des industriels » et « faire de la recherche fondamentale ». Aujourd’hui, au CNRS, nous avons 250 laboratoires communs avec les industriels, grands ou petits, dans lesquels nous faisons de la recherche fondamentale, mais sur des questions qu’ils nous ont posées. Le fait pour un chercheur ou une chercheuse de dire qu’il ou elle travaille sur des sujets fondamentaux qui peuvent intéresser les industriels est plutôt un plus aujourd’hui. Et il y a des exemples très concrets. Il y a quelques années, nous avons inauguré l’Institut photovoltaïque d’Île-de-France, qui rassemble, aux côtés du CNRS et de l’École polytechnique, TotalEnergies et EDF. Leurs PDG nous ont dit alors : « Vous pouvez faire tous les progrès techniques que vous voulez sur les cellules photovoltaïques en silicium, nous avons perdu la guerre contre les Chinois, et ces progrès vont être utiles à l’industrie chinoise. En revanche, pour un autre matériau qui s’appelle la pérovskite , nous n’avons pas gagné la guerre, mais nous ne l’avons pas encore perdue. » Si vous dites à un chercheur ou à une chercheuse : « Tu ne veux pas “t’amuser” sur la pérovskite plutôt que sur le silicium ? », dans 99,9 % des cas, la réponse sera : allons-y ! Les chercheurs et les chercheuses ont compris que travailler avec les industriels, ce n’est pas se « vendre au grand capital », selon une formule périmée. Et les industriels ont découvert ce qu’ils pouvaient gagner à de vraies relations, dans la durée, avec le milieu académique.

    Quels domaines vont connaître de grandes évolutions ? Les données, les matériaux, le cerveau…

    Quels seront les grands enjeux de demain ?

    Vous me demandez de me transformer en Madame Soleil… Je ne crois pas qu’il se passera quelque chose de miraculeux dans les prochaines années. Il y a bien sûr les sujets qu’on connaît déjà et qui vont se poursuivre : l’IA, le quantique, One Health…

    Des champs un peu transverses vont connaître des évolutions importantes : tout ce qui est lié aux données, production comme exploitation. Et, nous l’avons évoqué, ce qui a trait aux matériaux. On voit bien qu’on a besoin de matériaux plus durables, moins coûteux, moins énergivores, etc. Et si je devais en citer un troisième, je dirais le cerveau. Fondamentalement, on n’en connaît pas grand-chose… et on a aussi besoin des sciences humaines et sociales pour l’étudier. Il faut augmenter les interactions entre les disciplines là encore, c’est d’ailleurs l’un des points sur lesquels on a fait des progrès ces dernières années. Nous en avons vraiment besoin, par exemple pour comprendre des réactions pas toujours rationnelles, on l’a vu pendant la crise sanitaire.

    Le CNRS s’engage donc sur tous ces sujets.

    Oui, nous avons signé avec l’État un contrat d’objectifs et de performance, qui s’arrête au 31 décembre prochain. L’objectif n’étant pas d’apporter la solution avec un grand S, mais des éléments de solution. Nous n’aspirons pas à décider à la place des gens, mais à apporter des connaissances. Cela doit montrer à la société notre utilité, parfois encore discutée, mais c’est important aussi pour les citoyens et les décideurs de savoir qu’ils peuvent s’appuyer sur des connaissances scientifiques. Lors de la mise en œuvre de ce contrat en 2019, nous avions mis en avant six grands défis sociétaux : changement climatique, transition énergétique, intelligence artificielle, santé et environnement, ce qu’on a appelé territoires du futur, et inégalités éducatives. Nous ignorons encore ce que comportera le prochain. Peut-être les sujets transverses que nous avons évoqués ou, pour prendre une question très « sciences humaines et sociales », les sociétés en transitions : numérique, écologique, énergétique…

    Pour ce thème du climat, les chercheurs et chercheuses s’engagent de plus en plus…

    Attention : la crédibilité de la science passe par le fait qu’il ne faut pas mélanger les casquettes. Les chercheurs et chercheuses sont des citoyens, ils ont le droit d’être militants. En revanche, ils n’ont pas le droit d’utiliser leur aura de scientifique pour tenter de promouvoir leurs convictions personnelles. C’est difficile, je le reconnais, mais je pense que c’est essentiel.

    Cette crédibilité passe par une intégrité sans failles…

    C’est un vrai sujet. On constate cependant que, statistiquement, il n’y a pas beaucoup de fraudeurs, encore moins de « truands ». On a beaucoup de questions de plagiat, ou même d’auto-plagiat, voire de gens qui sont à la limite de la déontologie : vous avez fait un papier en « oubliant » de citer votre doctorant, de le créditer comme co-auteur, etc. Ce qui n’empêche pas qu’il faut être extrêmement strict là-dessus, parce que ce n’est rien de moins que la crédibilité de la parole scientifique qui est en jeu. Or je crois en l’importance de cette parole, pas comme une parole divine qui s’impose, mais comme le résultat d’un processus. Mais il est vrai que la course au nombre de publications n’aide pas. C’est pour cela que nous sommes de grands défenseurs de la science ouverte, avec une évaluation des travaux plus qualitative que quantitative.

    La place des femmes en sciences a-t-elle augmenté ?

    Elle est encore insuffisante, 30 % de nos effectifs scientifiques. Comment fait-on pour les accompagner ? Ce n’est pas si simple, c’est même parfois contraire à la loi française qui, dans la fonction publique, ne permet pas de prendre des mesures spécifiques.

    Et il faut veiller à ne pas continuer à colporter de vieux discours sexistes. On continue encore trop souvent à dire que les maths et l’informatique, c’est pour les garçons. Alors que si vous allez dans les écoles d’ingénieurs en informatique du Maroc, par exemple, les jeunes filles sont majoritaires… Il n’y a donc pas de fatalité.

    L’IA est un outil formidable pour gagner du temps. Elle ne remplacera pas les chercheurs

    Vous évoquiez l’intelligence artificielle. Va-t-elle changer la vie des chercheurs et chercheuses ?

    L’impact numéro 1 de l’IA, c’est le traitement des données, comme je l’ai déjà dit. Et puis bien entendu l’IA générative, tel ChatGPT. Je ne suis pas inquiet : elle va être un formidable outil, utilisé par les chercheurs et les chercheuses pour gagner du temps. Elle ne les remplacera pas. Je crois beaucoup au fait que l’être humain va coopérer avec l’IA, mais comme il le fait déjà.

    Au fond, elle oblige à penser. Il y a peu, j’ai fait une conférence sur l’IA pour le grand public, à Rennes, et j’ai utilisé ChatGPT. Je lui ai dit : « Fais-moi un résumé de deux cents mots sur l’IA, risques et opportunités ». C’était bluffant, vraiment bluffant. Puis je lui ai demandé d’écrire ma biographie. Et là, c’était un mélange de vérités et d’erreurs. Y compris ma date de naissance ! Par ailleurs, si tout le monde s’en sert, elle va se mettre à faire la même chose… Il faudra donc l’utiliser intelligemment. Nous parlions tout à l’heure de la chimie : pour simplifier, avant, les chimistes faisaient une molécule, puis ils en étudiaient les propriétés. Aujourd’hui, vous dites quelles propriétés vous voulez obtenir et le deep learning vous aide à trouver des candidats. Ensuite, à vous de les tester…

    Le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur vient de rendre son rapport sur le CNRS. Il en souligne la bonne production scientifique, mais pointe certaines faiblesses, comme une cohérence insuffisante avec les autres acteurs de la recherche (notamment les universités), et une difficulté à retenir les meilleurs chercheurs. Que répondez-vous ?

    Le comité a conclu son rapport par une affirmation qui ne souffre aucune ambiguïté : « Le Comité considère le CNRS comme une institution de recherche majeure et de niveau mondial. » Mais si nous nous contentons de nous reposer sur nos lauriers, nous ne tiendrons pas la distance et notre place dans la compétition féroce qui se déroule sur le champ mondial de la production des connaissances. Donc, je réponds, banco ! Bien sûr que le CNRS peut, et doit, mieux faire encore et toujours.

    Et nous sommes pleinement conscients de nos responsabilités, que le Comité a aussi soulignées : « Le CNRS joue un rôle clé dans l’écosystème français de la recherche et de l’enseignement supérieur. Il est dans une position unique pour jouer un rôle de leader dans la recherche française. » Cela nous engage, nous serons au rendez-vous !

    PROPOS RECUEILLIS PAR FLORENCE LEROY ET VINCENT REA PHOTOS : QUENTIN HOUDAS/LEEXTRA POUR SCIENCES ET AVENIR

  • Remariage intéressé avec le revenant Intel

    Remariage intéressé avec le revenant Intel

    [de L’Express du 21 mars 2024]

    Microsoft a conçu un accord géant pour s’approvisionner en puces auprès de son partenaire historique, qui compte sur l’IA pour retrouver sa suprématie.

    Une reconnexion stratégique face aux fabricants asiatiques.

    L’annonce fait penser à une reconstitution de ligue dissoute : un accord de 15 milliards de dollars entre Microsoft et Intel conclu à la fin du mois de février dernier pour accélérer dans la course à l’intelligence artificielle. Jamais, depuis la fin des années 1990 et leur alliance sur le marché de l’ordinateur personnel, les deux géants industriels n’avaient à ce point mis en scène leur union. Le 21 février dernier, à l’occasion de l’IFS Direct Connect, le rendez-vous annuel qu’il organise en son fief de San Jose, dans la Silicon Valley, Intel a voulu montrer les muscles. Dans une vidéo, Satya Nadella, le PDG de Microsoft, a fait une apparition remarquée pour vanter le pacte. « Nous sommes en plein milieu d’un changement très excitant qui transformera fondamentalement la productivité de chaque organisation et de l’ensemble de l’industrie. » Et le patron d’Intel n’a pas manqué de se féliciter de ce partenariat : « Cela crée une opportunité sans précédent pour Intel, la première fonderie de systèmes au monde pour l’ère de l’IA.»

    Avance technologique

    Pour ces deux légendes de l’industrie informatique, c’est un moment charnière. Ni l’un ni l’autre ne peuvent se permettre de rater le rendez-vous de l’intelligence artificielle. Microsoft s’est pour l’instant assuré une place de leader, mais pour Intel, l’essentiel du chemin reste à faire. Son nouveau PDG, Pat Gelsinger, arrivé en 2021, a fait de l’IA la priorité absolue. Le procédé 18A développé par le groupe, une technique de gravure très fine (1,8 nanomètre alors que la plupart des gravures actuelles se trouvent en 3 et 2 nm), intéresse particulièrement le géant de Redmond. Conçu pour l’intelligence artificielle générative, il devrait voir le jour d’ici à 2025 et assure à Intel une avance considérable, lui donnant plusieurs mois de tranquillité sur ses grands rivaux. Le taïwanais TSMC en particulier, avec lequel Microsoft travaille depuis six ans. En 2020, ce dernier a signé un partenariat avec le fondeur asiatique pour la création d’un laboratoire d’innovation conjoint.

    L’alliance avec Intel revêt une autre dimension. « Multiplier les partenariats est nécessaire pour Microsoft, qui ne peut pas se permettre de n’avoir qu’une seule collaboration, notamment pour des raisons géopolitiques », remarque Chris Drake, directeur de recherche au sein du cabinet IDC. Durant l’IFS Direct Connect, Pat Gelsinger a lui aussi insisté sur la nécessité de relocaliser la production aux Etats-Unis et en Europe afin de moins dépendre des fournisseurs asiatiques.

    Pour Intel, cette flamme rallumée avec Microsoft apparaît comme un puissant rebond, alors qu’il « essaye de rattraper son retard sur Samsung et lui chiper la deuxième place », fait remarquer Chris Drake. Une remontada inscrite au cœur des objectifs d’Intel, qui a annoncé vouloir devenir le deuxième fabricant mondial de puces d’ici à 2030 en profitant des accélérations de l’intelligence artificielle. « Intel ne pouvait pas passer à côté de ce partenariat avec Microsoft. Ne pas vouloir investir le champ de l’IA aujour-d’hui est synonyme de mise à mort pour une entreprise », avertit Shane Rau, chercheur spécialiste des microprocesseurs.

    Car Intel est en perte de vitesse depuis qu’il a loupé le virage du smartphone dans les années 2000. Tout comme Microsoft à la même époque. Dans une interview fleuve au magazine The Atlantic, l’ancien patron d’Intel, Paul Otellini, racontait les raisons pour lesquelles l’entreprise avait raté cette nouvelle déferlante technologique, il y a une vingtaine d’années. Au moment de prendre sa retraite, il reconnaissait avoir été sollicité par Apple pour la conception des puces de son téléphone, mais qu’Intel avait décliné la proposition : « Il faut se rappeler que c’était avant le lancement de l’iPhone et que personne ne savait ce qui allait se passer, expliquait-il.

    Il y avait une puce qui les intéressait et ils étaient disposés à payer un certain prix qui était en dessous de nos projections. » Il faut aussi se souvenir qu’à la même époque, Intel, fort de son alliance avec Microsoft, accaparait 80 % du marché des processeurs pour ordinateurs personnels, quand AMD se contentait des 20 % restants.

    Retour des PC

    L’intelligence artificielle et ce partenariat stratégique avec Microsoft sont donc une opportunité pour le fondeur californien de ne pas revivre cette défaite. « Il est clair qu’Intel surfe sur ce partenariat historique pour marquer le coup et rappeler qu’il est bien dans la course à l’IA », note Chris Drake. Et cette course est très rapide, emmenée par le californien Nvidia, qui enchaîne les résultats record. Pour revenir en tête de peloton, Pat Gelsinger et ses équipes peuvent notamment compter sur l’intégration de l’IA dans les PC. Selon les dernières prévisions du cabinet IDC, les livraisons d’ordinateurs conçus pour exécuter des tâches d’IA générative passeront de près de 50 millions d’unités cette année à plus de 167 millions en 2027. Dans une note récente, il prédit que cette niche constituée pourrait vite devenir un marché de masse. Et cette fois, Intel et Microsoft comptent être prêts.

    M. V. (à San Jose)

  • Sam Altman préfigure le futur de l’IA

    Sam Altman préfigure le futur de l’IA

    Dans une apparition attendue au rendez-vous annuel d’Intel, le créateur de ChatGPT a décrypté les enjeux d’une technologie qui changera le monde. Pour l’allié de Microsoft, l’intelligence artificielle sera un « big deal ». Rencontre.

    T-shirt, jean et basket, Sam Altman, 38 ans, ressemble à un étudiant tout droit sorti de l’université. Le même look que Mark Zuckerberg à ses débuts, à cette différence près : OpenAI et sa plateforme ChatGPT ont atteint le succès mondial en quelques mois, quand il a fallu dix ans à Facebook pour s’imposer. Le roi de l’IA paraît plus à l’aise derrière des ordinateurs que devant la foule du centre de convention de San Jose, près de San Francisco : un millier d’analystes, investisseurs ou hommes d’affaires de la Silicon Val-ley venus l’écouter ce 21 février dialoguer avec Pat Gelsinger, patron d’Intel, en clôture de l’IFS Direct Connect, événement annuel du fabricant de semi-conducteurs.

    « Pouvoir des puces »

    Même s’il ne raffole pas de l’exercice, le cofondateur d’OpenAI est bien obligé de se montrer. En novembre 2023, il a été la cible d’une fronde d’une partie de son conseil d’administration, qui lui reprochait notamment d’avoir détourné l’organisation de son but non lucratif initial pour la transformer en entreprise commerciale. Il n’avait dû son salut qu’au soutien sans faille de Microsoft, son premier actionnaire après y avoir injecté 13 milliards de dollars. Un investissement précieux qui place le géant de Redmond en position de leader incontestable dans la bataille technologique actuelle. Et Sam Altman en est devenu la figure iconique. A San Jose, le nouveau gourou de la tech californienne est venu parler d’intelligence artificielle et de ses énormes besoins en puissance de calcul : « Le monde de demain n’échappera pas à l’IA, insiste-t-il. Le pouvoir que cette technologie est en train de prendre est intrinsèquement lié aux puces. Donc cela requiert un investissement massif dans ce domaine si nous voulons réussir. »

    Deux semaines plus tôt, le patron d’OpenAI a révélé son vaste plan, estimé à près de 7 000 milliards de dollars, visant à remodeler l’industrie mondiale des semi-conducteurs pour doper la production de processeurs graphiques (GPU), ces puces indispensables à l’entraînement des intelligences artificielles. Jusqu’à présent, OpenAI a développé son IA en utilisant les ressources de Microsoft. Désormais, il mène une quête mondiale de financements, du côté du gouvernement américain mais aussi des Emirats arabes unis.

    « Combien de GPU sont nécessaires pour entraîner ChatGPT ? », l’interroge le patron d’Intel. « Plus nous mettons de ressources dans nos modèles, plus ils seront performants », lui répond Sam Altman.

    OpenAI est confronté à la rareté de ces composants très coûteux, de l’ordre de 40 000 dollars pièce, dont la production est assurée essentiellement par l’américain Nvidia. Le champion mondial de l’IA doit absolument diversifier ses sources d’approvisionnement. Sam Altman fait de l’œil au taïwanais TSMC, géant mondial du secteur, mais il aura aussi besoin d’Intel, qui vient d’ailleurs de sceller un accord de 15 milliards de dollars avec Microsoft.

    L’intelligence artificielle a investi tous les domaines, s’emballe le patron d’OpenAI : éducation, santé, recherche scientifique… « This is a big deal », un business considérable, lance-t-il. Le marché explose et les concurrents vont devenir nombreux, mais OpenAI conforte pour l’instant sa place de leader et fixe les standards. Sam Altman compare l’IA générative à l’apparition de l’iPhone, en 2007 : « Au début, on se pose des questions tellement cela paraît fou de disposer de toutes ces fonctionnalités dans un appareil, puis tout le monde finit par l’adopter. »

    Mais ne vous attendez pas à ce que ce gourou techno sorte sa boule de cristal pour prédire ce que donnera précisément l’IA ces années à venir.

    « Il y a tellement d’opportunités possibles », soupire-t-il. Un comble, ou un jeu de dupes pour celui qui est aux manettes du leader du secteur. La vitesse de déploiement de l’IA et ses capacités se sont dernièrement illustrées avec Sora, générateur de vidéos développé par OpenAI, aux résultats impressionnants.

    Intérêt des régulations

    L’émergence éclair de cette technologie disruptive interroge les régulateurs européens et américains, qui tentent de suivre et de fixer un cadre. Sam Altman voit plutôt d’un bon œil que le gouvernement américain s’y intéresse. Il a d’ailleurs échangé quelques jours plus tôt avec Gina Raimondo, secrétaire d’Etat au Commerce. Mais les politiques avancent encore à tâtons. « Chaque gouvernement fait des choses différentes et il faut voir si ces initiatives fonctionnent ou non », commente-t-il. Pas un mot en revanche sur Elon Musk, grand pourfendeur d’OpenAI. Cofondateur de l’entreprise en 2015, le milliardaire s’en est depuis dissocié et a porté plainte début mars contre ses dirigeants, qu’il accuse d’avoir détourné la plateforme de sa mission, notamment en s’alliant à Microsoft. Le roi de l’IA est aussi un expert de l’esquive. Interrogez-le sur son impact écologique, et il répondra que « le coût environnemental doit être aussi conséquent que celui de la performance. » Une formule à la Chat-GPT.

    Margaux Vulliet (à San Jose)

    Making of

    Invité star de l’IFS Direct Connect d’Intel, le 21 février à San Jose, Sam Altman a dialogué durant une heure avec le patron d’Intel, Pat Gelsinger, devant un public conquis. Et quelques journalistes.

  • Microsoft, une puissance reprogrammée

    Microsoft, une puissance reprogrammée

    Sous la houlette de Satya Nadella, le géant informatique a misé très tôt sur l’intelligence artificielle et la pépite OpenAI. Depuis son siège historique de Redmond, le groupe se forge un futur prometteur. Et encore dominateur.

    Quelques grues et échafaudages gâchent encore la vue, mais le nouveau campus de Microsoft à Redmond (Etat de Washington) est opérationnel depuis quelques semaines. Décision sacrilège, les quatre bâtiments historiques ont été rasés, y compris ceux des bureaux de Bill Gates et Steve Ballmer. Disparus aussi le mythique Building 3, des ressources humaines, où beaucoup de Microsofties ont passé leur entretien d’embauche. A leur place s’élèvent désormais 17 bâtiments de bois et de verre, jouant à fond le design, le bien-être des employés, les énergies renouvelables… Ici, on circule à pied, tout le trafic automobile est organisé sur quatre niveaux, sous terre, dans un ensemble qui comprend le plus vaste parking enterré au monde. Toutes les livraisons se font à travers un dédale de tunnels qui relient les différents bâtiments. Dès l’an prochain, un train reliera le quartier général à l’aéroport de Seattle en moins de 30 minutes. La petite ville du futur n’occupe qu’une fraction de l’immense quartier général de Microsoft qui s’étend sur 740 000 mètres carrés, accueillant plus de 50 000 salariés dans 125 immeubles. Mais elle en dit long sur les grandes ambitions du géant informatique et de son PDG Satya Nadella, qui vient de fêter ses dix années de règne.

    Ce projet de campus flambant neuf, c’est lui qui l’a déclenché en 2017, comme pour tourner la page sur l’action de ses prédécesseurs et lancer le groupe dans sa bataille suivante, face à de nouveaux adversaires. « Au cours des dernières décennies, notre paysage concurrentiel a radicalement changé, observe Steve Bathiche, en charge de la recherche appliquée de la division Windows. Il y a trente ans, notre principal ennemi s’appelait AOL. »

    Beaucoup de ses anciens rivaux ont disparu de la circulation. Déstabilisé par l’avènement du Web au siècle dernier, affaibli par les actions en justice de ses concurrents, débordé par la percée du smartphone, Microsoft aurait pu succomber mille fois lui aussi. Acteur majeur des services de cloud avec 24 % du marché mondial et un écart qui va en se réduisant sur le leader Amazon, le géant de Redmond apparaît plus puissant que jamais, dépassant même en Bourse son éternel rival Apple, avec une valorisation estimée à plus de 3 000 milliards de dollars.

    Applications en rafale

    Mais son nouvel ennemi est le plus impitoyable de tous : le temps. Le groupe informatique mène la course en tête sur le marché en plein boom de l’intelligence artificielle (IA). Satya Nadella et ses équipes ont eu la bonne idée de s’associer très tôt au champion incontesté de la catégorie : OpenAI et son interface Chat-GPT. Ils y ont investi 13 milliards de dollars, pour aider la société californienne à acheter l’infrastructure et la puissance de calcul nécesaires à entraîner son modèle. Mais pour encore dominer, Microsoft doit déployer les grands moyens. Sur le papier, son avance paraît irrattrapable. Dans son cloud Azure, le groupe offre quelque 1 600 modèles d’IA, dont Llama, celui de Meta, ou celui de Mistral AI, start-up française qui monte. « On ne voit pas beaucoup de concurrence, tranche John Montgomery, vice-président en charge de la plateforme d’IA sur Azure. Le dernier modèle de Google est bon, mais les autres ont encore des problèmes de qualité. Sur les fonctionnalités, peu de gens rivalisent avec nous. » Voilà un an que Microsoft intègre progressivement l’IA dans ses produits. « Notre rythme de lancement est impressionnant », s’enthousiasme Diviya Kumar, directrice du marketing du robot conversationnel (ou chatbot) Copilot, lancé en septembre dernier. Depuis mars 2023, et l’intégration de l’IA dans son moteur de recherche Bing, jusqu’à aujourd’hui, le groupe totalise une quinzaine de nouveautés. Dernière en date : l’installation d’une touche Copilot sur les claviers des ordinateurs Microsoft. Le chatbot s’invite partout : il génère automatiquement des fichiers Excel ou des démonstrations PowerPoint ; résume ce qui s’est dit dans une réunion en visioconférence Teams ; aide les directeurs financiers à boucler rapidement les comptes et à détecter les erreurs ; soutient les experts en cybersécurité pour lutter plus efficacement contre les attaques… Cette panoplie de services compte déjà quelque 53 000 clients, dont la moitié des entreprises du Fortune 500.

    Pour développer ces services à base d’IA, Microsoft a besoin d’ingénieurs talentueux mais aussi d’une phénoménale puissance de calcul. Problème, celle-ci est générée par des processeurs graphiques ou GPU, dont la production est assurée à 80 % par le seul Nvidia. « Les grands acteurs de l’IA générative dans le cloud, comme Microsoft, ont décidé de développer leurs propres puces, explique l’auteur et analyste Georges Nahon. Leur objectif n’est pas de les commercialiser mais d’optimiser leurs coûts d’exploitation pour augmenter leurs capacités et proposer des offres moins chères. » Satya Nadella comme Sam Altman ont une grande angoisse : voir Google les dépasser dans le courant de l’année grâce à des modèles entraînés avec plus de données et une puissance de calcul supérieure.

    Prototypage maison

    « C’était inévitable et attendu, mais nous avons maintenant un nouvel acteur de poids dans le paysage toujours plus vaste des semi-conducteurs : Microsoft », s’enthousiasme Glenn O’Donnell, vice-président de Forrester Research. Et le géant de Redmond n’a pas fait les choses à moitié. Au cœur de son campus, il a inauguré en octobre dernier un building où sont assemblés et testés les serveurs équipés de ses nouvelles puces IA, les Cobalt 100 et Maia. Annoncés en novembre dernier, ces précieux composants sont conçus par les équipes de Microsoft et fabriqués par le taïwanais TSMC, le sud-coréen Samsung ou l’américain Intel.

    « Microsoft élabore des puces depuis longtemps, précise Wes McCullough, son vice-président. Nous avons notamment développé des composants pour la console de jeux Xbox. » Lui-même est un petit nouveau : retraité du géant Intel, où il a fait toute sa carrière, ce spécialiste a rejoint le groupe en 2020, pour piloter son développement sur le marché des semi-conducteurs.

    A quelques centaines de mètres, les occupants du building 87 sont déjà de gros utilisateurs de ces puces.

    Ouvert il y a une dizaine d’années, le centre de prototypage avancé utilise de plus en plus l’IA dans la mise au point des appareils de la marque. De la manette de jeu Xbox à l’ordinateur Surface, tout y passe. « Ce bâtiment abritait autrefois les archives d’une compagnie d’assurance, raconte Andrew Hill, vice-président en charge de Surface. Il n’y a pas de fenêtres, et c’est tant mieux. » Rares sont les visiteurs acceptés en ce lieu, et ceux qui y pénètrent sont empêchés de voir certains compartiments par de grands rideaux noirs. Ici, les équipes de designers et d’ingénieurs maltraitent des objets : « On les jette, on les tord, on les mesure, pour améliorer l’interaction entre l’humain et ces produits », commente le product manager Carlos Carrasco. Le positionnement du casque de réalité virtuelle sur le crâne, le bruit des doigts sur le clavier ou le son du PC qui se ferme, le filtrage des bruits de fond par le micro d’un smartphone ou d’un ordinateur… tout est passé à la moulinette de l’IA.

    Et le groupe n’en est qu’au début du potentiel de cette technologie disruptive. Sans cesse, il ouvre de nouveaux fronts avec OpenAI. Le 15 février, ils ont ainsi annoncé le lancement de Sora, un modèle capable de générer des vidéos très réalistes à partir de textes. La promesse est très ambitieuse, mais cette fois l’utilisation de l’interface est réservée à quelques experts triés sur le volet. Pas question, comme pour ChatGPT, de laisser le grand public s’amuser gratuitement avec le modèle. Les risques sont trop grands. Le 6 mars dernier, Shane Jones, ingénieur en IA travaillant pour Microsoft, a tiré la sonnette d’alarme en pointant les risques de Copilot Designer. Dans une lettre à la Federal Trade Commission, il explique que l’outil de génération d’images de Microsoft permet de réaliser des contenus violents ou sexuels.

    « Copilot Designer génère des contenus préjudiciables sur d’autres plans, poursuit-il, dont les préjugés politiques, la consommation d’alcool et de drogues par des mineurs, l’utilisation abusive des marques et des droits d’auteur des entreprises, les théories du complot et la religion… »

    Progrès très observés

    A ces risques de biais s’ajoutent des craintes sur la protection de la propriété intellectuelle. Microsoft et OpenAI sont ainsi poursuivis par le New York Times, qui les accuse d’avoir utilisé ses articles sans sa permission pour entraîner ses modèles. Microsoft a créé dès 2019 un poste de chargé de l’IA responsable, confié à la juriste Natasha Cramp-ton. « Il faut tester ces systèmes pour comprendre leur fonctionnement, estime-t-elle. Apprendre en faisant est la bonne méthode. A ce stade de la technologie, il faut prendre le temps d’agir, mais les gouvernements doivent aussi prendre des mesures. » Et leurs réponses ne vont pas forcément dans le sens de Microsoft. A Washington et Bruxelles, les régulateurs observent de près la puissance retrouvée du géant de Redmond. Dans sa course de vitesse, il aurait tort de se précipiter.

    Par Gilles Fontaine (à Seattle)

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    L’arme complémentaire du jeu vidéo

    De l’intrigue, du suspens, des rebondissements en cascade… L’acquisition par Microsoft du géant mondial du gaming Activision Blizzard a tout du scénario parfait pour un jeu vidéo. Y compris le budget : 69 milliards de dollars pour mettre la main sur le propriétaire de Call of Duty, World of Warcraft ou Candy Crush. Une somme record dans cette industrie, tout comme la durée du processus d’acquisition : bloquée par l’autorité de la concurrence britannique, l’opération initiée en janvier 2022 a finalement été conclue en octobre dernier.

    « Qui aurait cru que nous fournirions un jour des jeux à Nintendo et Sony », s’exclame Frank Shaw, grand patron de la communication de Microsoft. Pas étonnant que ce rachat inquiète les régulateurs. Plus de 22 ans après le lancement de sa première console Xbox, le géant de Redmond s’impose comme l’acteur dominant du gaming. Le groupe s’intéresse évidemment au modèle économique de cette industrie fondé en grande partie sur l’abonnement.

    Mais l’activité résonne aussi parfaitement avec ses autres business. Très gourmand en puissance de calcul, le jeu vidéo constitue une excellente charge de travail à haute intensité pour son cloud Azure. La montagne de données utilisateurs permettra de mieux entraîner ses modèles d’IA. Enfin, ses futurs jeux devraient être conçus en partie avec ces algorithmes, comme Sora, le modèle vidéo d’OpenAI.

  • L’addiction aux écrans

    L’addiction aux écrans

    Un article de l’Express du 21 mars 2024.

    Troubles du comportement, anxiété, suicides… Face à des effets inquétants, notamment sur les enfants, le gouvernement fait du « bon usage numérique » une priorité. Les plateformes, elles, sont mises face à leurs responsabilités.

    A l’hôpital Jean-Verdier de Bondy, en région parisienne, Sylvie Dieu Osika mène un combat solitaire.

    Cette pédiatre a ouvert en 2019 la première consultation en France destinée à prendre en charge des enfants exposés aux écrans. Chaque lundi matin, elle accueille dans son cabinet des parents inquiets de voir leurs petits absorbés par la lumière bleue depuis leur plus jeune âge. Ceux qui défilent dans son cabinet passent déjà plusieurs heures par jour devant You-Tube Kids, la version pour enfants de la plateforme de vidéos. Avec des conséquences sur leur développement. « Je vois passer des troubles qui n’existaient pas il y a encore dix ans », confie-t-elle. Parmi les plus courants, on trouve des retards de langage, des troubles du sommeil, des difficultés à gérer la frustration…

    Avec d’autres pédiatres, Sylvie Dieu Osika s’est engagée à faire reconnaître ces troubles comme un enjeu de santé publique. Elle a formé un collectif pour lutter contre la surexposition aux écrans. Et alerte les parents sur ces risques encore mal connus. « Ils pensent souvent bien faire, soupire-t-elle. On ne peut pas leur en vouloir. » Sa liste d’attente résume la détresse des médecins face à ce phénomène, ignoré par les autorités. « Il y a un manque de formation », constate la spécialiste.

    Aucun diagnostic

    Mais une initiative politique pourrait redonner un peu d’espoir à Sylvie Dieu Osika. Lors d’une conférence de presse le 16 janvier dernier, le président Emmanuel Macron a déclaré vouloir faire du « bon usage des écrans » une priorité. A l’Elysée, les écrans sont accusés d’être responsables de tous les maux, des émeutes de l’été dernier au phénomène de harcèlement en ligne. Un dossier qui passionne jusqu’à l’épouse du président, Brigitte Macron. Un comité constitué de dix experts, dont des neurologues et des psychiatres, a donc été chargé de s’attaquer au sujet. Pressé d’aller vite, le groupe doit dégager un « consensus scientifique » sur les mesures à prendre. Il doit rendre ses conclusions fin mars sur un domaine où « la recherche n’est pas encore stabilisée », note le professeur Marc Auriacombe, addictologue à l’hôpital de Bordeaux.

    A ce jour, les troubles liés aux écrans ne sont pas reconnus par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le problème a bien été ajouté à la liste des addictions sans substance dans le dernier manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5). Mais cette catégorie n’a pas valeur de diagnostic. Même constat pour les troubles du comportement liés aux réseaux sociaux.

    Perte de contrôle

    Leurs effets sont pourtant étudiés depuis longtemps, notamment en Chine, où le sujet a été pris très au sérieux (lire plus loin, La Chine cherche le bon équilibre législatif). De nombreuses études confirment le rôle des plateformes comme TikTok ou Instagram dans l’apparition de troubles associés, comme l’anxiété, la dépression ou la perte de sommeil. Des chercheurs de l’université de Changsha, dans la province de Hunan, ont ainsi mesuré la dépendance des étudiants à leurs réseaux. Cette expérience menée en 2022 sur 1 539 étudiants chinois a montré que la plupart répondent aux critères pour définir une addiction.

    L’un de ses symptômes touche particulièrement les plus jeunes. Bien connu des adolescents, il s’agit du FOMO ( Fear of Missing Out en anglais) qui désigne la peur de rater un événement sur les réseaux sociaux.

    « On ne parle pas ici de regarder un peu trop son téléphone, insiste le professeur Marc Auriacombe. Mais d’adolescents qui ont le sentiment de perdre le contrôle. » Un sentiment qui peut devenir source de souffrance chez les plus jeunes avec des conséquences graves, comme des troubles de l’alimentation ou des tentatives de suicide.

    Du côté des réseaux sociaux, le sujet a été pendant longtemps mis sous le tapis. Il a fallu attendre les révélations en 2021 de la lanceuse d’alerte Frances Haugen, ex-employée de Facebook, pour découvrir que le groupe avait mené ses propres études. Et mis au jour le rôle d’Instagram dans certains troubles de la santé mentale chez les adolescents, comme la dysmorphophobie, ou le fait d’être obsédé par son apparence physique. « Nous empirons le rapport à son corps d’une adolescente sur trois », s’alarme l’entreprise dans une diapositive datée de 2019, récupérée par la lanceuse d’alerte parmi des milliers d’autres documents internes.

    Multiplication de procès

    La responsabilité des plateformes se précise. Sous la pression du Sénat américain, le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, s’est excusé d’avoir contribué au mal-être des adolescents. « Je suis désolé », a-t-il admis devant des familles de victimes lors d’une audition publique le 31 janvier dernier. Contacté, Instagram affirme avoir pris des mesures. Une option peut, par exemple, être activée par ses abonnés pour se rappeler de « faire une pause ». Un argumentaire adopté par la plupart des géants d’Internet, qui consiste à rendre l’utilisateur responsable de son temps d’écran. Les fabricants de smartphones se réfugient, eux, derrière les applications de « bien-être numérique » (mode « Chut », option « Lever la tête »…). Des gadgets bien pratiques pour échapper aux procès qui se multiplient aux Etats-Unis.

    Le 14 février dernier, Match, la société derrière les applis de rencontre Tinder, Hinge et OkCupid, a été attaquée en justice pour avoir rendu accrocs au « swipe » ses utilisateurs. Ce geste, qui consiste à balayer l’écran pour faire glisser les profils, fait partie des technologies invisibles qui poussent à l’addiction.

    « Ces fonctionnalités reposent sur un mécanisme de récompense aléatoire, explique Karl Pineau, enseignant et chercheur à l’Ecole de design de Nantes. L’utilisateur ne sait pas si le prochain contenu sera intéressant, donc il continue à regarder. » Un recours collectif a été déposé par six ex-clients pour signaler ces « fonctionnalités addictives », « semblables à celles d’un jeu ».

    Les méthodes de TikTok font aussi l’objet d’une enquête de Bruxelles. Le 19 février, une instruction a été ouverte contre le réseau social. Le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, a dénoncé le « design addictif » de son application qui enferme les utilisateurs dans une « spirale infernale » de vidéos sur un thème.

    David Pargamin

    La Chine cherche le bon équilibre législatif

    Poursuivi en Europe, attaqué aux Etats-Unis, TikTok continue de faire l’autruche. Pourtant, dans son pays d’origine, la Chine, le temps passé par les plus jeunes sur les écrans est strictement minuté.

    Depuis octobre dernier, le gouvernement veut interdire aux moins de 18 ans de se connecter sur les réseaux sociaux entre 22 heures et 6 heures du matin.

    Une limite de temps a été fixée pour les jeux vidéo.

    Les adolescents chinois sont invités à ne pas y passer plus de 90 minutes par jour.

    Portées par l’administration responsable du cyberespace en Chine (CAC), ces mesures ne sont pas toutes entrées en vigueur. Mais un nouveau règlement sur la protection des mineurs a été publié le 1er janvier. Des contrôles y sont imposés aux constructeurs. « Les fabricants de terminaux doivent installer un logiciel de protection du réseau pour les mineurs avant que le produit ne quitte l’usine », affirme le texte. Une reprise en main musclée du problème, alors que le pays interdit déjà certains jeux.

    Bien qu’ils ne soient pas nommés, « les produits et les services qui induisent une dépendance » sont visés par les autorités.

    Ils seront exposés à des amendes pouvant aller jusqu’à 1 million de yuans (128 000 euros).

    En décembre dernier, l’annonce de ces mesures avait fait chuter les cours des grandes entreprises technologiques chinoises, dont ceux de Tencent et de NetEase. Un argument qui a incité le Conseil des affaires d’Etat chinois à alléger cette loi.

    VIRUS RÉPANDU

    15 minutes maximum 

    C’est le temps que passe un adulte sans vérifier ses notifications et ses messages sur son téléphone.

    37 minutes par jour passées en moyenne sur YouTube par les Français.

    8 ans et demi

    C’est l’âge moyen de la première inscription des enfants sur les réseaux sociaux.

    SOURCES : CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE, COMSCORE, E-ENFANCE.

  • Portes Ouvertes au Lycée

    Portes Ouvertes au Lycée

    Retrouvez ici la présentation de la spécialité NSI faite à l’occasion de la Journée Portes Ouvertes du 23 mars 2024.

    Ici le document complet.

  • SID#2024

    SID#2024

    Safer Internet Day : à l’occasion de la journée – et du mois de l’Internet Sans Crainte, une intervention auprès de parents et élèves du collège Simone Veil de Châteaurenard.

  • Fiche projet

    Fiche projet

    Voici la fiche projet que nous utilisons pour répondre aux questions habituellement posées aux porteurs de projets :

  • Derrière nos écrans…

    Derrière nos écrans…

    Derrière nos écrans de fumée est un documentaire produit par Netflix qui jette une lumière crue sur le fonctionnement réel des réseaux sociaux : comment ils ont été conçus, construits, et comment ils ont rempli les objectif fixés au départ… ou pas.

    Après avoir visionné une moitié du film, quelques questions à traiter par écrit :

    1. quelle ambiance / atmosphère est installée au début du film ?
    2. selon vous, les géants du Net ont-ils une responsabilité morale, et si oui, laquelle; et si non, pourquoi ?
    3. que veut dire la personne qui compare (en les opposant) le vélo et les réseaux sociaux ?
    4. selon vous, comment faire pour éviter les dérives décrites dans le film ?
    5. quel(s) autre(s) type(s) d’objets ou de services posent des problèmes similaires en termes de conséquences d’un usage massif ?
  • OMG!

    OMG!

    Un de ces blogs extraordinaires où des passionnés de partage, de programmation et d’esthétique racontent, post après post, un récit technique tout en élégance… Aujourd’hui, un fourmillement d’animations magnifiques et limpides en Javascript.

  • i maginaires

    i maginaires

    La naissance des nombres imaginaires (comme les appellera Descartes) est une aventure humaine et intellectuelle qui prit place au XVIème siècle en Italie.

    Ces nombres sont le produit d’un nombre réel par un être étrange : la racine carrée de -1. Cette dernière, qui fut plus tard notée i par Descartes, apparut dans les formules que développèrent plusieurs mathématiciens italiens au XVIème siècle en essayant de résoudre des équations algébriques de degré 3:

    ax3 + bx2 + cx + d = 0

    En version courte : Scipione Del Ferro nota dans un carnet une méthode de résolution, qu’il transmit à son gendre Antonio Maria Del Fiore, lequel mit au défi les mathématiciens de l’époque de résoudre des équations du 3ème degré. Niccolo Fontana Tartaglia y parvint, ce qui suscita l’intérêt de Girolamo Cardano… qui finit par publier une méthode pour les équations du 3ème et du 4ème degré avec l’aide de son élève Raffaele Bombelli, et après avoir consulté les notes de feu Del Ferro.

    Sources, chez l’éditeur Flammarion :

    Hervé Lehning, Toutes les Mathématiques du Monde

    Mickaël Launay, Le grand roman des maths

  • Projets 1re8 2024

    Projets 1re8 2024

    Liste des projets, période 1.

    Chaque projet doit traiter au moins un thème NSI du programme,

    être réalisé seul ou en groupe, avec des outils disponibles en local ou en ligne.

    titrequoiquioutilsthèmes NSI
    padnom1animation 3DAlexisBlender
    Python
    Python
    Algorithmique
    padnom2Mario 2DKarim
    Romain
    Adam
    VSCodePython
    padnom3Mario2DYacine
    Aïmen
    PygamePython
    jeu vidéoNoa
    bilan décarbonationMat(t)hieu(x)
    Jules
    CapytaleHTML/CSS/JS
    jeu video (PacMan?)GuillaumePyScripter
    padnom12jeu 2D genre Escape GameAnthony
    Maéva
    Kelian
    Bobby
    Paint.net
    Périscope Dronesite vitrine ‘familial’Hugues
    Samuel
    Nolan
    Capytale
    codepen.io?
    HTML/CSS/JS
    TechHubsite d’apprentissage d’informatiqueTimothée
    Louka
    VSCodeHTML/CSS/JS
    jeu “petit Bac”Stella
    Kylie
    CapytaleHTML/CSS/JS
    site de revente de SneakersGabin
    Johan
    Sublime Text, CapytaleHTML/CSS/(JS)
    rendu et dynamique d’une voiture 3DAntoine
    Sylvain
    Quentin
    BlenderPython
    Modélisation3D
    jeu d’échecs (mouvements + algo simple)ClémentVSCodeJS
    algorithmique
    site de vente d’objets personnalisablesTitouan
    Tanguy
    CapytaleHTML/CSS
    jeu 2DNoé
    Martin
    Paolo
    HTML/CSS/JS ou Python/Pygame
    Horlogeun programme qui donne l’heure + chrono, minuteur…LouisCapytale
    VSCode
    Python
  • Projets TNSI 2024

    Projets TNSI 2024

    Les projets de la période 2 : (janvier + février) :

    Chaque projet doit traiter au moins un thème NSI du programme,

    être réalisé seul ou en groupe, avec des outils disponibles en local ou en ligne.

    titrequoiquioutilsthèmes NSI
    évolution du jeu période_1Cassandre
    Lucas
    site de Streetwaresite-boutique en ligneCosta
    Anatole
    MaxenceGodot
    miroir connectéBaptiste
    Olivier
    IA
    Pokemon guesserJoël
    Flora
    SCSSHTML,CSS
    Javascript
    jeu d’horreur en 3DJimmy
    Lohan
    ClémentB
    Variationsexplorations du MorpionYanis
    Philippe
    ClémentJ
    faux quizJean_Loup
    Gabriel
    Car Findercatalogue en ligne pour amateurs de voituresThibault
    labyrinthejeu du labyrintheJulien
    jeu Formule 1jeu de Formule 1Romain
    Tony
    Unity
  • Projets 1NSI 2024

    Projets 1NSI 2024

    Chaque projet doit traiter au moins un thème NSI du programme,

    être réalisé seul ou en groupe, avec des outils disponibles en local ou en ligne.

    liste des projets démarrés en janvier :

    titrequoiquioutilsthèmes NSI
    imperiumbot de tradingLouis
    Milan
    Google Colab
    Odoo
    Python
    town growjeu video autogénéréMathis
    Mathieu
    Unity, Unity AssetStore
    VSCode
    C#
    Roof Travelerparkour jeu vidéoTiméo
    Freddie
    Marian
    PygamePython
    Mastermindjeu de MastermindSydneyEditeur Python
    tutos YouTube
    Python
    Algorithmique
    la rivièrecasse-têteIlan
    Nikolas
    Editeur PythonPython
    morpionjeuEline
    Céleste
    TkInter
    Editeur Python
    Python
    puissance 4jeuMaloà définirPython
    ??jeu videoWaldemar
    Samuel
    Unity
    Blender
    VSCode
    C#
    KiwasquizquizKyllian
    Wassim
    VSCodeHTML
    CSS
    Javascript
    FlixMoodappli de reco de filmsThomasFigma
    Android Studio
    YouTube tutos
    Algorithmique
    XML
    Python
    Crystal Adventurejeu d’aventures en 2DEmilie
    Maëva
    Unity
    tutos YouTube
    C#
    puissance 4jeuRomeo
    Sarah
    éditeur de CapytaleHTML CSS
    Javascript?

  • EDEN#6 💙

    EDEN#6 💙

    Les relations amoureuses en ligne.

  • EDEN #5 [séri]graphies

    EDEN #5 [séri]graphies

    Comment coder un filtre d’image ?

    A l’heure où des IA remettent en question la notion de création d’une image, nous explorerons les moyens techniques pour modifier l’apparence d’une image, son ambiance, sa tonalité.

    Attention c’est un atelier 100% pratique avec codage en Python, mais promis il est ouvert à toutes et tous car vous verrez que le traitement d’image repose sur des manipulations très simples des pixels.

    Pour aller plus loin (et si vous avez un compte Atrium), vous pouvez écrire le code Python qui sérigraphie une image :

    https://capytale2.ac-paris.fr/web/c/8f45-2746506

  • Travail en projet

    Travail en projet

    Les activités de projet débuteront en janvier 2024.

    Qu’est-ce qu’un projet?

    Un projet est la réalisation d’une idée en vue d’un objectif précis, selon des étapes à définir.

    D’abord les 5W

    Un projet commence par l’élaboration d’un document qui indique :

    • WHAT : de quoi s’agit-il ?
    • for WHOM : pour qui ? qui seront les utilisateurs de votre projet ?
    • WHY : pourquoi avoir choisi ce projet ?
    • WHEN : quelles étapes vous prévoyez
    • HOW : comment comptez-vous vous y prendre ?

    Un projet validé…

    Pour être validé, votre projet doit satisfaire les critères suivants :

    • votre envie de le réaliser !
    • le résultat et votre contribution doivent être bien visibles
    • être éco-responsable : son impact sur l’environnement doit être minimal, et dans le meilleur des cas négatif, et si possible calculé.
    • mettre en œuvre au moins 2 notions du programme NSI* de 1ère et Terminale
    • doit être réalisé en 6 semaines avec les moyens du lycée et / ou ordi maison.

    …en développement…

    Nous y consacrerons une des deux séances NSI hebdomadaires.

    Vous serez plus efficace si vous avancez sur les tâches techniques en dehors de la classe, et réservez le temps en classe aux échanges, au déblocage des difficultés, à l’opportunité d’un regard extérieur, à l’explication d’une notion particulière.

    … et réussi!

    L’évaluation du projet portera sur les éléments suivants :

    • rappel du projet : les 5W
    • démo de votre réalisation
    • explication du chemin parcouru
    • détail des outils utilisés
    • détail de votre contribution (en particulier s’il s’agit de la modification d’un code existant)
    • énoncé du reste à faire / suites / améliorations possibles
    • conclure par ce que vous avez appris au cours du projet en termes de compétences, de travail en équipe, de savoir-être.

    * les thèmes NSI sont : 

    Python, algorithmes classiques et avancés, traitement de données en tables ou par base de données, langages du web HTML/CSS/JavaScript, langages serveur comme PHP/phpMyAdmni/SQL, graphes/arbres, architecture des machines, POO ou programmation classique ou programmation fonctionnelle.

  • EDEN #4 vi(l)e privée

    EDEN #4 vi(l)e privée

    Que change la loi 2023-566 de juillet 2023 ?

    Elle instaure une majorité numérique fixée à 15 ans, contraint les plate-formes de réseaux sociaux à proposer un moyen de contrôle du temps passé, et à réagir à une demande urgente en moins de 8 heures.

    Son texte est court, il s’agit de modifications apportées à une loi de 2004.

    Pour mesurer l’ampleur de ces changements nous prendrons des exemples concrets.

  • CMI@Avignon

    CMI@Avignon

    Un ancien élève du CMI – Cursus Master Ingénierie d’Avignon est venu témoigner devant nos élèves NSI de Terminale et de Première 8.

    La version courte : le CMI est un renforcement du cursus scientifique universitaire Licence/Master dans les domaines de l’ingénierie : études de cas, formation au management, stages, renforcement de l’anglais sont au programme, avec à la clé la reconnaissance nationale d’une formation de niveau ingénieur (mais sans le diplôme officiel).

    Ce cursus existe un peu partout en France.

    Un grand merci à Audran pour son intervention, que voici.

  • La prépa « NSI »

    La prépa « NSI »

    Deux professeurs d’informatique du Lycée Thiers à Marseille ont présenté la filière ‘NSI’ de leur prépa scientifique (CPGE = Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles d’ingénieur) en video-conférence le 6 décembre 2023.

    En résumé : la spé NSI est très cotée et fait jeu égal avec les filières mathématiques ou physique de classes prépa pour entrer dans une école d’ingénieurs.

    Cet article précise les modalités de recrutement en prépa, le contenu et les débouchés des 36 prépa “MP2I/MPI” (maths-physique-informatique) accessibles à la rentrée 2023.

    source

    Solène Mirliaz et Florent Nicaise sont professeurs d’informatique en prépa MP2I+MPI au Lycée Thiers de Marseille.

    Cette filière a ouvert en 2021 dans certains lycées et atteint déjà 36 lycées à la rentrée 2023. Elle offre un parcours de prépa scientifique à forte composante informatique qui permet d’accéder à des écoles d’ingénieurs prestigieuses, qui ont donc ouvert des accès séparés (comme pour les filières maths et physique-chimie) pour ces formations.

    Appelée MP2I en 1ère année post-Bac puis MPI pour la 2ème année, cette filière de prépa couvre un large champ de compétences informatiques, et constitue un débouché privilégié pour les élèves ayant choisi la spécialité NSI. Un bonus valorise celles et ceux qui ont conservé NSI en Terminale.

    La 1ère année MP2I se caractérise ainsi :

    • proche de MP avec l’informatique en plus
    • pratique du langage OCaml (qui inclut la programmation dite fonctionnelle; c’est aussi le langage appris en MP), du langage C, étude de la calculabilité
    • qqs élèves MP2I continuent en MP, tous les autres en MPI.

    La 2ème année MPI au lycée Thiers : environ 40 élèves équitablement répartis entre MPI et MPI*. MPI* désigne un enseignement plus approfondi pour préparer aux écoles du concours Centrale, Mines, Polytechnique et ENS. Les cours sont communs et les TD/TP sont séparés

    Concours écoles d’ingénieurs :

    • il y a désormais des places réservées pour la filière MPI
    • on observe que le taux de réussite est meilleur pour la filière MPI que MP sur la majeure partie des concours (nettement sur Telecom Paris ou Centrale, def façon moins marquée sur les Mines et l’X)
    • il y a une épreuve pratique de programmation dans tous les concours (par exemple de 3h pour Centrale, 4h X/ENS, CCIMP 30’/30’)

    Cette filière MPI est avantageuse :

    • elle commence à concurrencer les écoles privées d’info pour lesquelles les frais de scolarité peuvent être importants. En effet, au terme des 2 années de prépa MP2I/MPI, les élèves auront largement pratiqué la programmation avec 2 langages différents (OCamL et C)
    • les notions abordées couvrent de nombreux domaines de l’informatique
    • ratios d’entrées favorable en EI
    • elle est appelée à se développer (et va notamment remplacer l’option informatique des MP)

    Mais il faut savoir que :

    • elle est déséquilibrée en genre : par exemple 2 filles / 42 en MPI à Thiers ! (alors que le profil réel des élèves n’est pas du tout geek)
    • la POO (Programmation Orientée Objet) n’ est pas au programme donc pas enseignée.

    Comment sont examinés les dossiers dans Parcoursup pour y entrer ?

    • les spécialités Mats/Physique/NSI puis Maths/NSI sont les plus valorisés
    • la pratique du Python est valorisée notamment en Terminale
    • mais si pas NSI du tout, alors c’est non pour MP2I !
    • le choix de Maths expertes en Terminale est un plus
    • ne pas négliger Français/Philo/Anglais ! c’est un atout indéniable pour les concours d’entrée aux grandes écoles
    • ceux qui n’ont pas fait NSI ont plus de mal que ceux qui n’ont pas fait Physique
    • le classement en classe est plus pertinent que les notes absolues.

    A vos claviers !

    Voir aussi ce post pour une vue d’ensemble des filières CPGE.